La vie SDF au Luxembourg

Home   Nouveautés   Actualité   allu homepage   Contact

Préoccupé de la situation des SDF sous le confinement.


 
Mettre en question les structures d'aide
Dans cette société en pleine évolution (on pourrait aussi dire dans cette poubelle de plus en plus puante), il est difficile de se faire une opinion, difficile de savoir ce qui est juste et ce qui est faux, difficile de ne pas douter de toutes ces convictions, dont j'étais sûr à 100% autrefois. Quand je vois cette douzaine de blacks, traînant chaque jour à la gare en ville et comment ils se comportent, sachant qu'il y en a des centaines ou même des milliers au Luxembourg et que ce sont les gens honnêtes, qui doivent aller travailler pour financer leur vie de parasites, je me demande parfois, si mon article, concernant la tolérance et la compréhension, est vraiment approprié, ou bien, au contraire, que ce n'est autre chose qu'insulter ceux, qui ont construit ce pays. Et, quand je vois tous ces SDF, locaux et étrangers, qui passent toute la journée à se soûler, faire du bruit ou emmerder les gens, cela m'arrive de dire, qu'ils ne valent pas plus, que cette "merde" que la plupart des gens réguliers voient en eux. Mais, finalement, c'est le "vrai moi", qui prends le dessus et non seulement j'éprouve de la pitié plutôt que du mépris, mais aussi, je me rappelle de ma propre responsabilité, de mon devoir pour lutter pour la dignité humaine de tous et en particulier celle de ceux, qui vivent dans la rue.
C'était au début du confinement, que je passais à Luxembourg-ville. Streetwork Uewerstad était fermé et je voyais plusieurs de ceux, qui y passaient normalement la journée, réfugiés devant la pluie dans des entrées de magasins. Déjà dans une situation délicate, si peut-être toutes les institutions sociales étaient fermées, comment les sans-abri (sur)vivraient le confinement? Est-ce qu'ils devraient dormir dehors? Où aller durant la journée? Où trouver de la bouffe? Préoccupé de leur sort, je décidais de me faire une image de leur réalité de tous les jours, d'en faire un article, essayer d'attribuer ma part à améliorer leur situation. Un article sur le site du Tageblatt laissait prévoir le pire: les bistrots sociaux et night-shelters de Streetwork semblaient avoir été fermés, la Stëmm se limitant à distribuer de la nourriture devant la porte, les services vestiaire et douches n'étant plus accessibles. Par contre, l'action d'hiver (WAK) semblait continuer à fonctionner. Incompréhension et pleins de questions pour moi: Quelle est la logique de fermer des structures avec des lits pour une quinzaine de personnes et laisser ouvert un endroit pour plus d'une centaine? Est-ce que ceux, qui avaient dormi dans les night-shelters, seraient forcés de choisir d'aller à la WAK ou passer la nuit dans la rue? Où les sans-abri pourraient aller durant la journée, où avoir une tasse de café ou une soupe chaude, où avoir des vêtements, où prendre une douche?
J'ai donc décidé d'écrire aux responsables de la Caritas et de la Croix-Rouge, leur demandant quels services continueraient à fonctionner et sous quelles conditions. J'ai eu une réponse quasi instantanément et, d'après ce qu'ils disaient, la situation semblait moins dramatique, que j'avais craint. D'autre part, le manque de logique dans l'histoire des night-shelters et de la WAK continuait à m'intriguer, d'autant plus que je soupçonnais, qu'une partie des SDF locaux, pour la simple raison d'avoir peur d'y être volés ou même agressés, choisiraient de dormir dehors. Un deuxième e-mail donc, cette fois-ci avec des questions plus précises et, sans aucun doute, moins confortables pour eux. Réponse de la Croix-Rouge (le mail commençant avec la phrase encadrée au début de ce texte), mais pas de la Caritas. Pour être honnête, après mon entrevue avec leur directeur en 2017, c'est déjà surprenant qu'il a répondu à mon premier mail. D'ailleurs, j'attends toujours, qu'il m'explique, ce que veut dire exactement «Si tu ne veux pas être volé, personne ne te dis que tu dois venir ici!», ce que m'a dit l'une de leurs éducatrices, après que des immigrants m'avaient volé mon tablet dans leurs locaux. Voici le le texte intégral de mes e-mails; j'avais prévu d'également publier leurs réponses, mais vu ces longs avertissements à la fin de leurs e-mails, disant que leur courriel est à titre personnel uniquement, j'ai jugé plus approprié (plus prudent?), d'uniquement décrire ce qu'ils m'ont raconté.
Situation nettement moins dramatique, que j'avais craint, j'ai dit plus haut. Beaucoup de services ont continué à fonctionner, de manière limitée, bien évidemment, mais, permettant aux sans-abri de passer cette période, difficile pour toute la population, sans trop devoir souffrir et sans entièrement perdre leur dignité. Le Courage est resté ouvert durant le confinement, de 9h du matin à 18h le soir. Pas d'autorisation de rester à l'intérieur, mais possibilité d'avoir du café, des sandwichs ou une soupe, d'aller aux toilettes ou de prendre une douche. Merci aux responsables de la Caritas et du Courage! En effet, comme les bistrots sociaux tombent sous le règlements concernant les institutions Horesca, le Ministère avait prévu de fermer le Courage et c'est parce que ceux-là se sont battus pour le garder ouvert, que le gouvernement a fait une exception. Streetwork Uewerstad a assuré une permanence d'une heure par jour. Vu la situation des localités, cela aurait effectivement été difficile de garder l'endroit ouvert. Mais pourquoi s'être limité à 1h 1x par jour? Le vestiaire et autres services de la Stëmm fermés, les SDF continuaient à avoir la possibilité de prendre une douche ou faire une lessive au Courage. Concernant les vêtements, d'abord, un tel service a été créé au Courage (déjà avant l'apparition du Covid-19); je l'ai appris par hasard, j'en ai profité moi-même et cela semble très bien fonctionner. «Ce n'est pas pour tout le monde», un éducateur m'a expliqué, «beaucoup de gens, qui viennent ici, ne sont que des profiteurs.» Enfin quelqu'un qui appelle l'enfant par son nom! Possibilité aussi, d'obtenir des vêtements chez la Croix-Rouge: «En cas d’urgence une demande peut être adressée à info@croix-rouge.lu ou nos services peuvent être contactés via le numéro de téléphone 2755. Il nous est toujours possible de réagir sur des demandes individuelles.» Mais, combien de sans-abri le savent?
Les tournées de Streetwork dans la rue auraient été augmentés, ils m'ont écrit. Difficile à dire, comment cela s'est présenté dans la pratique. J'en ai discuté avec une SDF, qui fait presque journalièrement la manche. Qu'ils passeraient régulièrement, mais que cela ferait un bon moment qu'elle les aurait vus. Que, d'après son impression, ils passeraient moins fréquemment que dans les temps normaux. Pas assez d'informations, pour tirer des conclusions. J'avais écrit aux Stroossenenglen, leur demandant, si les demandes d'aide (d'urgence) aurait augmenté. Pas de réponse. Sans aucun doute, une institution, qui fait plein de bien pour ceux, qui vivent (réellement) dans la rue, mais la politesse (et l'honnêteté?) ne semblent pas être leur points forts.
Le restaurant de la WAK continuait à fonctionner. Ils ont décidé de le transférer au Findel, dans les bâtiments, où il y a aussi les dortoirs. Pour grouper le tout en un seul endroit, afin de limiter au maximum la circulation des concernés, on m'a expliqué. Mesures de confinement pour les SDF, semblable à celles pour les gens réguliers. Mesures discutables, dans mes yeux (j'y reviendrai en détail plus bas), mais aussi augmentation de la qualité de vie des gens, vivant dans la rue: possibilité d'un repas chaud, d'un endroit, où passer la journée, de profiter des installations sanitaires...
On peut donc dire, qu'en ce qui concerne la journée, le virus n'a pas trop détérioré la vie des sans-abri. Bien que, dans la pratique, leur vie soit devenue plus difficile: pratiquement plus de gens qui passaient, la manche ne rapportait plus guère assez pour pouvoir acheter les choses indispensables à leur vie quotidienne. Et, le fait que certains magasins n'acceptaient plus l'argent liquide (ce qui, pour moi, ne peut pas être légal), diminuait encore leurs possibilités. Mais, le problème principal (dans les temps normaux, et encore plus durant le confinement) ce sont les nuits. Les night-shelters de la Caritas et de la Croix-Rouge ont été fermés. Décision prise par le gouvernement et la Ville de Luxembourg en consultation avec les institutions sociales. Trois arguments, qu'ils ont avancés:
  • Confiner les gens, c'est les grouper en un seul endroit et limier autant que possible les déplacements.
  • Contrairement à la WAK, il ne serait pas possible de garder les night-shelters ouverts durant toute la journée; manque de personnel, en premier lieu.
  • L'hygiène des installations sanitaires dans les night-shelters ne serait pas appropriée dans cette situation particulière.
J'ai appris que les clients du night-shelter de la Caritas auraient été transférés au Foyer Ulysse; donc, pour eux, rien de perdu. Et que ceux du night-shelter de la Croix-Rouge auraient été logés au Findel, mais dans un espace séparé, pas ensemble avec les clients de l'action d'hiver.
À part la question, si cette décision était vraiment logique et appropriée (voir plus bas), je me suis dit, que cela revient à forcer les sans-abri à faire le choix entre d'une part aller à un endroit, que beaucoup d'entre eux cherchent à éviter à tout prix, et de l'autre, passer la nuit dehors. Les responsables des institutions sociales n'aiment pas du tout, quand on leur dit qu'il y a plein de sans-abri qui restent la nuit dehors durant l'hiver, parce qu'ils ont peur de dormir à la WAK. Il est vrai, qu'il y a des sans-abri, qui (comme moi-même) préfèrent passer la nuit dehors, mais je sais que pour plein d'eux, ce n'est pas volontairement qu'ils le font (opinion d'ailleurs partagée à 100% avec le responsable des Stroossenenglen). Qu'il n'y aurait rien, dont ils devraient avoir peur, qu'eux, ils feraient tout pour créer un cadre accueillant et sécurisé, on m'a dit. Est-ce qu'un endroit, où il y a nécessité de plusieurs agents de sécurité, de la fouille des affaires personnelles et du contrôle corporel avec un détecteur de métal, peut être appelé un endroit, où on peut se sentir bien et en sécurité? Si la WAK était vraiment un endroit pour sans-abri, est-ce qu'alors on aurait besoin de toutes ces mesures? Je connais plusieurs SDF locaux, qui se sont fait voler tout ce qu'ils avaient de valeur dans les dortoirs de la WAK; concernant moi-même, la première fois, qu'on ma volé un laptop, c'était au resto de la WAK. Peut-être les choses se sont améliorées. Qu'on aurait installé des cases, j'ai appris de la Croix-Rouge. Qu'avec le remplacement de certains agents de sécurité, le droit des gens de "certains pays" à faire ce qui leur plaît, poserait moins de problèmes, un SDF m'a dit. Que mes informations ne seraient pas toutes d’actualité et qu'il faudrait s'informer auprès de ceux, qui y vont régulièrement, N. C. m'a écrit. Bien-sûr, mes informations sont limitées. Mais, si on entend encore et encore les mêmes récits, est-ce que ce n'est pas alors "jouer aux 3 singes", de ne pas sérieusement considérer qu'il doit forcément y avoir quelque chose de vrai, qu'il doit y avoir forcément quelque chose qui cloche? Qu'on tiendrait à un comportement de respect des uns vis-à-vis des autres et que ceux, qui ne suivent pas les règles, seraient immédiatement sanctionnés, m'a expliqué quelqu'un, qui travaille à la WAK. Tout en confirmant, que les règles ne sont pas les mêmes pour tout le monde, que certains clients pourraient se permettre des choses pour lesquelles les autres seraient mis à la porte. Ni mes impressions personnelles, ni une situation dans le passé... «La WAK? Non, j'ai beaucoup trop peur pour y aller!», une jeune fille SDF m'a raconté. Et d'ajouter: «J'ai de la chance, il y des amis, qui ont accepté de me loger.» Et si elle n'avait pas eu ces amis...? Parmi les 11 personnes, qui normalement dormaient au night-shelter de la Croix-Rouge, 5 seulement seraient allé à la WAK. Plus de la moitié a donc fait le choix de ne pas y aller. Les uns auraient trouvé refuge chez des connaissances, les autres auraient choisi de rester dehors. Mais, est-ce vraiment un choix? Si normalement, on recherche une place, où dormir à l'intérieur, on dort dehors, quand cette place est fermée et cela en dépit du fait qu'il y a une autre place au chaud? Et, si ces gens n'ont pas de problèmes à aller au premier endroit, mais, préfèrent passer la nuit dans le froid plutôt que d'aller au second, est-ce que cela ne devrait pas faire sonner la sonnette d'alerte, ne pas impliquer de se poser de sérieuses questions, de mettre en question la situation actuelle à la Wanteraktioun (comme à d'autres soi-disant endroits pour SDF au Luxembourg)? «Mettre en question le fonctionnement des structures d’aides ne peut nous aider qu’à nous améliorer»!? Ne serait-il pas temps d'arrêter de se cacher derrière des phrases comme «parce qu'ils ne veulent pas», «ce ne sont que vos impressions personnelles», «c'est exagéré», voir la réalité en face, prendre sa responsabilité? Ne serait-il pas temps de redonner les structures pour sans-abri à ceux, qui sont vraiment des sans-abri? Au lieu d'en faire de plus en plus des endroits de gaspillage de centaines de milliers d'euros d'argent public pour rendre la vie agréable et faire passer le temps à des profiteurs, de parasites, des voyous et des criminels du monde entier, qui au Luxembourg ont trouvé un nid doré, financé par les gens honnêtes, parmi lesquels de plus en plus ont des difficultés à payer leur loyer ou rembourser leur prêt, les conséquences du confinement dû au Covid-19 rendant beaucoup d'entre eux encore plus pauvres et, sans aucun doute, l'un ou l'autre finira dans la rue aussi et devra chaque hiver faire ce choix, qui, en réalité, n'en est pas un!
Conclusion à tirer? Je pense qu'on peut dire de manière objective, que les institutions sociales ont assez bien réagi à la situation, en tout cas nettement mieux, que j'avais craint. D'ailleurs, l'action d'hiver ne s'est pas arrêtée le 30 avril comme d'habitude, mais a été prolongée durant mai et juin, peut-être encore actuellement. Avec la fin du confinement (phase 2), le Courage et Streetwork Uewerstad accueillent à nouveau des clients, nombre limité à 6 en même temps actuellement; mais, j'ai l'impression que guère quelqu'un en profite. Quant aux night-shelters, je pense qu'ils sont toujours fermés.
Le vestiaire de la Caritas "pas pour tout le monde" pourrait indiquer (du moins pour des optimistes naïfs comme moi) que le bon sens commence à revenir dans notre système social. Et leur lutte pour garder le Courage ouvert montre que le Ministère n'est pas omnipuissant, que leurs décisions, souvent inapplicables ou même insensées et entièrement conta-productives dans la réalité de la vie de tous les jours (j'ai entendu M. de Streetwork Uewerstad s'en plaindre plus d'une fois), ne sont pas forcément ce qui sera fait, parce qu'il n'y aurait pas de choix de ne pas le faire, mais, qu'au contraire, si ceux, qui voient une vocation dans leur travail et croient à leurs idéaux, se battent pour ceux (sans-abri ou autres), qui sont trop faibles, pour se défendre eux-mêmes, plein de choses positives et capitales du point de vue sentiments humains et dignité de tous sont possibles. Même dans ce Luxembourg, uniquement pour les riches et les forts, que X.B. et son gouvernement moderne et ultra-libéral semblent vouloir réaliser à tout prix.
Reste la question, si c'était approprié et logique de fermer des petites structures comme les night-shelters tout en laissant ouvert des centres, où le même espace est partagé par une centaine de personnes. Au début, j'étais convaincu, que c'était une erreur grotesque. D'abord, pourquoi fermer les uns, si les autres ne semblent pas présenter assez de risques pour devoir être fermés? Et puis, est-ce que transférer les clients des night-shelters dans les locaux de la WAK, n'est pas risquer de répandre l'épidémie, plutôt que d'essayer de l'irradier? Bien que plusieurs gens, travaillant dans le social, m'ont dit, qu'ils voient cela de la même manière, je vois la situation de façon plus différenciée aujourd'hui. L'apparition du coronavirus était une situation très particulière, une pandémie s'étendant jusque dans les derniers coins du monde (nullement comparable avec une épidémie plus ou moins locale). Même si le Covid-19 est beaucoup moins virulent que d'autres virus grippaux, il n'est pas moins dangereux, et avec une grande partie des gens infectés ne montrant pas de symptômes, un vrai cheval de Troie. Et puis, qu'est-ce qu'on en savait au début? Des milliers de morts en Chine, en Italie ... on a dû réagir, réagir d'urgence, prendre des décisions. Le choix entre plusieurs options, dont personne ne pouvait dire laquelle est la mauvaise, et laquelle la plus mauvaise encore. Le Luxembourg (comme nos voisins) a opté pour le confinement. Confiner les gens, signifie de les convaincre (ou les forcer) à ne pas circuler, à rester chez eux. Essayer de grouper tous les SDF dans les locaux de la WAK n'était qu'une conséquence (logique, finalement) de la décision nationale prise par notre gouvernement. Contester cette décision serait donc, en quelque sorte, contester le confinement lui-même. Beaucoup de gens, avec lesquels je me suis entretenu, le font. Pour diverses raisons, d'ailleurs. Personnellement, je n'arrive pas à en avoir une vue nette, une vraie opinion. Situation extrêmement complexe, pas assez de connaissance du sujet, ni d'informations concernant ce qui se passe réellement, facile à ouvrir sa grande bouche, quand ce sont les autres, qui doivent prendre les décisions...
Qu'ils feraient tout pour tenir les clients à distance les uns des autres, avec plus d'espace entre les lits, avec répartition de ceux, qui veulent manger, en petits groupes successifs, quelqu'un qui travaille à la WAK m'a informé. Qu'elle aurait des doutes que cela rapporterait quoi que ce soit, elle poursuivit. D'une part, devant la porte, les gens se rassembleraient en groupe sans se soucier de distance, de l'autre, la majorité partirait durant la journée en ville ou ailleurs, juste comme avant. Mais là, une nouvelle fois, pas quelque chose de particulier en rapport avec la décision de fermer les night-shelters et laisser ouvert la WAK, mais quelque chose, que j'ai observé un peu partout: une vingtaine de blacks, qui faisait la fête en groupe en face du Courage, les restos fermés, une douzaine de gens avec leurs bouteilles sur la place du Marché, les uns avec leur masques à l'école, les autres sans protection, jouant au foot, se rassemblant autour de leur barbecue après. Quand on voit que l'Ukraine (où le président a dit d'aller prendre l'air à la campagne plutôt que de rester chez eux) a eu très peu de morts, il semble que ceux, qui prétendent que le confinement était la toute fausse décision, avec des millards de pertes pour l'économie mondiale, des milliers de magasins et petites entreprises qui ne vont pas survivre, plein de gens qui finiront dans la pauvreté. Mais, si tous les gouvernements avaient réagi de cette manière et si cela avait été la mauvaise attitude? Qui aurait pu savoir à l'avance comment la pandémie évolue ou pourrait évoluer? De même, le confinement complet et total au Sri-Lanka, où les gens n'avaient pas le droit de sortir de leurs maisons, semble entièrement exagéré, voire ridicule. Mais, chez nous, avec un confinement beaucoup moins stricte et avec plein de gens, qui, dès que la première peur était dissipée, prennent de moins en moins sérieux les réglementations d'hygiène, dans quelle situation nous serions aujourd'hui, si le virus avait encore été réellement présent dans la population? D'ailleurs, ce n'est pas encore fini! «Peur de la deuxième vague» et «reconfinement», on peut lire dans les journaux. Affaire à suivre. Avec plein de questions sans réponses. Et, quand on revoit tout ce qui a changé, changera ou aurait pu changer durant ces derniers mois, avec plein de possibilités angoissantes et une vue du futur horrifique...
 
 
  Contenu